Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 08:35

Depuis le temps que j'en revais, j'ai enfin craqué pour un reflexe numérique, un Canon EOS 550D pour etre plus precis, apres avoir passé plusieurs années avec un erzats d'hybride entre caméscope et appareil photo - qui, s'il n'était pas mauvais dans le premier domaine pour l'époque, etait plutot inutile dans le second -, et une année complète avec un excellent, bien que limité en comparaison, TZ7. Inutile de trop m'attarder sur le plaisir apporté par la possibilité d'enfin controler tous les parametres importants lors de la prise de photo - d'autant que j'apprend actuellement tout ca, donc je ne voudrais pas trop m'avancer -, je vous laisse simplement avec 6 photos tirées de mes premieres series de clichés. Quand aux photos promises dans le précédent post, j'espere pouvoir m'en occuper avant la fin du week-end, meme s'il manque quelques clichés a ma collection - notamment celui d'une superbe ferrari qui est régulierement garée devant l'entreprise, mais que je n'ai pas encore eu le courage/temps/occasion de prendre en photo.

 

 

Macro-Bokeh 0035

Macro-Bokeh 0065

Macro-Bokeh 0069

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Macro-Bokeh 0271

Par Manmedaz - Publié dans : Photos
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 07:32

Il y a des gens qui me font halluciner ici ! Remettons nous en situation : ma journée de travail terminée, je me suis comme d'habitude dirigé vers mon arrêt de bus favoris (théâtre il y à deux semaines d'une fusillade entre une folle furieuse rentrant dans les voitures garées sur le coté de la route et un flic apparemment dépareillé devant la situation), arrêt situé à quatre pâtes de maisons (blocs, en anglais) de l'immeuble d'Adobe ou je travaille. Comme toujours lors de ce trajet, j'avais adopté un pas rapide, histoire de ne pas rater la navette de 18h. J'étais concentré sur le calcul de chemin optimal, essayant de adapter mon allure afin d'arriver aux passages piétons juste quand le feu passait au vert pour moi - chose facilitée par le fait qu'ici les feux pour piétons indiquent le temps restant pour traverser. Je me situais sur le trottoir de gauche à un carrefour, devant traverser celui-ci deux fois mais ne pouvant continuer tout droit - il me fallait donc utiliser un passage piéton pour changer de trottoir, avant d'en utiliser un autre pour continuer dans la bonne direction. Comme prévu, j'arrive au premier passage alors que les voitures sont amenées à l'arrêt par le feu rouge, et je passe devant une femme pour traverser - laquelle emboite lentement le pas, restant derrière moi malgré mon allure modérée (j'avais amplement le temps d'attraper le feu suivant). Arrivant sur le trottoir de droite, j'y pose le pied en ralentissant sensiblement, lorsque j'entends derrière moi un "Excuse me" dit sur un air de reproche - genre "bouge de là". Je me retourne pour voir la femme, à 5 mètres de moi, qui coupe juste devant moi pour continuer tout droit. "Thank you" lança-t-elle avec dédain par la suite avant de s'éloigner.

Je suis reste bouche bée par son comportement, ne comprenant pas le raisonnement derrière celui-ci. La logique voudrait que, quand on se trouve derrière quelqu'un, à bonne distance de lui, et que l'on sent qu'il va se diriger quelque part, que l'on le contourne tout simplement - encore que là, elle n'aurait pas eu besoin de me contourner mais simplement de continuer tout droit, puisque si elle ne m'avait pas hélé, j'aurais simplement avance un peu plus. Un comportement pour le moins étrange donc, et ce n'est pas la première fois que je vois cela - je me souviens encore d'un piéton qui traversait devant le bus dans lequel je me trouvais - dans son droit -, plongeant ses yeux dans ceux du chauffeur tout en avançant d'un air de dire "T'as pas intérêt a bouger toi !"...

 

Au rang des choses a venir prochainement sur le blog, je suis en train de préparer un "reportage photo" que j'intitulerais "That's America". RDV d'ici quelques temps pour plus d'infos !

Par Manmedaz - Publié dans : Awkward moments
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 19:05

Today’s word of the day is :

 


oversleep |ˌōvərˈslēp|

verb ( past and past part. -slept) [ intrans. ]

sleep longer or later than one intended : we talked until the early hours and consequently I overslept.

 

Composed of :

 

over |ˈōvər|

prefix

> excessively; to an unwanted degree : overambitious | overcareful.

 

sleep |slēp|

verb ( past and past part. slept |slept|) [ intrans. ]

rest in such a condition; be asleep : she slept for half an hour.

 

 

Why ?

Just yesterday, I heard this word for the first time since I came in USA. A coworker, whom I eat my breakfast with every morning, happened to be late, leaving me alone with my bowl of cereals. As I finally saw him later that day and I asked what happened, he explained to me he didn’t woke up on time this morning, using the word of the day to describe it. Well, guess what ? Today, it was my turn to oversleep !

 

 

 

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Par Manmedaz - Publié dans : The word of the day
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 18:23
 

On en apprend tous les jours, même seul dans la cuisine en train de manger à 8h du mat avant de partir au boulot ! Ceux qui sont partis un certain temps à l’étranger pour renforcer leur connaissance de la langue, ou qui ont côtoyés de près un étranger de première génération venu en France pour la même raison (je veux dire par là que l’étranger en question venait pour la première fois en France, et passait pour la première fois d’un français scolaire à un français de terrain – passage souvent délicat pour tout ceux apprenant des langues étrangères), ceux-ci, donc, comprendront ce que je veux dire en disant que c’est souvent à la lumière d’un regard frais et extérieur que l’on remarque les subtilités (ou les absurdités, c’est au choix) de notre langue. Souvent au Japon, par exemple, il m’arrivait de poser des questions toutes bêtes quand à l’utilisation d’un mot ou la signification d’un caractère et de créer l’embrouille chez mon interlocuteur, me donnant généralement une réponse assez proche d’un « écoutes, c’est comme ça et puis c’est tout, ne te pose pas de question ! ».

 

Ce matin, cependant, la situation était assez différente. Après ma douche matinale, je jette toujours un coup d’œil à l’horloge pour voir si j’aurais suffisamment de temps pour manger avant de partir (la seconde question étant toujours « Mais qu’est ce que je vais bien pouvoir manger avant de partir ? »). Coup de bol, il est 7h40, j’ai un peu de temps pour grignoter ! En plus de cela, je me souvient des cookies conservés dans une boîte – je m’empresse d’en saisir un ; il ne me manque plus qu’à me trouver une boisson. Renonçant à un boisson chaude (à 40 je peux manger, mais je n’ai pas le temps de chipoter), je me dirige vers le frigo. Jus de pomme, jus d’orange, lait, … tiens, du smoothie à base de mangue, why not ? Je sors la bouteille, la pose sur la table, me prend un verre « à la française » - comprendre par là un petit verre, ceux-ci étant généralement assez énormes pour n’avoir à être remplis qu’une fois (deux au grand max) au cours d’un repas – et remplit celui-ci avant de m’assoir.

 

Arrivé à ce point, il est 7h45, et je suis donc attablé mon cookie à la main, un verre de jus devant moi et la bouteille derrière tout ceci. Réflexe naturel du Mehdi dans de telles conditions : je commence à lire ce qui est écrit sur la bouteille pour passer le temps en mangeant (je suis sûr que vous faîtes pareil !). Me voici donc en train de me faire ma petite discussion intérieure du matin.

 

(- « Tiens, c’est marrant, la marque du smoothie s’appelle Naked !

 

(- « Oh et, regarde donc ce qui est écrit ici : “4 pounds of fruit in every bottle”. »

 

(- « Ça fait combien un pound déjà ? »

 

(- « Tu m’en pose des questions toi, je n’en ai aucune idée ! C’est vraiment n’importe quoi ces systèmes qu’ils utilisent ici, entre le pound, les inches et les degrés fahrenheit… »

 

(- « De toute façon, je suppose que ca doit représenter pas mal pour qu’ils le mettent en avant comme ça sur la bouteille ! »

 

(- « Hey, tu as vu ce qui est marqué en haut de l’étiquette ? »

 

(- « Ouaip, “Mighty Mango”. »

 

(- « Mighty signifie puissant, c’est bien ça ? »

 

(- « Oui. Regarde, on peut même s’amuser avec la racine du mot anglais : mighty, might, pouvoir, donc celui qui a du pouvoir, voilà c’est de là que ça vient. »

 

(- « C’est marrant ça, tu crois qu’il est possible que ce soit pareil en français ? »

 

(- « Vérifions ! Attend voir : quelqu’un de puissant, c’est quelqu’un qui puisse, donc quelqu’un qui peut, donc quelqu’un qui a du pouvoir… Hé, no shit, c’est pareil ! »)

 

Morale : on en apprend tous les jours, même tout seul dans un monologue concernant une bouteille de jus de fruit !

 

 

SmoothieMango

Par Manmedaz - Publié dans : Petits billets en vrac
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 03:53

Quelle idée de vouloir acheter du shampoing un dimanche soir ?

 

C’est pourtant ce que je suis allé faire, marchant sous un léger crachin dans la pénombre des rues obscures – car systématiquement non éclairées – de Mill Valley, modeste ville où j’habite, située à dix minutes en voiture au nord de San Francisco. Mon but ? Passer par l’ATM de la Wells Fargo – ma banque –, avant de me rendre au Safeway du coin de la rue (enfin, à un coin de rue se trouvant à quelques blocs, donc à cinq-dix minutes de marche quand même, on reste aux states hein) pour me procurer mon fameux champoing. Si l’aventure s’annonçait simple sur le papier, reste qu’elle sera source d’un de mes premiers « awkward moment » (comprendre par là un moment étrange de flottement que l’on peut à peu près localiser entre le moment où on dit ou fait une connerie sans le savoir mais en sentant un léger malaise chez l’autochtone interagissant avec nous, et le moment où on comprend ce qui s’est passé – plus ou moins longtemps, donc). J’espère que ce sera le début d’une nouvelle et riche catégorie, on verra bien dans le futur !

 

Mais, revenons à nos moutons si vous le voulez bien ! Je me trouve donc sous le crachin, bonnet vissé sur la tête et marchant d’un pas régulier et déterminé ; je savais où j’allais. Rapide arrêt au distributeur de billets, qui fort heureusement se trouve sur le chemin du magasin, et une minute plus tard me voici dans l’un des temples de la consommation américaine, principalement dédié à la nourriture malgré quelques rayons un peu plus ésotériques (dont certains consacrés aux cartes de vœux/ anniversaire ou, plus utile dans mon cas, aux cosmétiques et plus particulièrement aux shampoings et autres gels douche). Me voici donc dans mon fameux rayon, accomplissement de plusieurs jours de ruminage dans ma douche (« Rah, bientôt plus de shampoing, faut que j’aille en racheter rapidos ! »). Je commence à regarder les marques, les prix, les bienfaits vantés, le tout d’un œil tout à fait novice. Mon attention s’arrête sur une bouteille de shampoing Fructis plus grosse que les autres pour le prix pas énormément plus élevé de $5.99 (« Super, non seulement j’économise de l’argent, mais en plus je n’aurais pas à racheter du shampoing de si tôt avec une bouteille comme ca ! Et en plus, c’est une marque que je connais et la bouteille est couverte de vantages [ou vantations, voir vantationnages, choisissez votre néologisme préféré] de bienfait ! Parfait ! »). Hop, je saisis une bouteille et me dirige vers les caisses, bondées. Après un bon petit quart d’heure d’attente, j’arrive au niveau du caissier. Je pose mon précieux assainisseur capillaire sur le tapis roulant – à défaut d’être volant – et avance, un billet de $20 à la main, confiant et déjà dans l’attente de mon ticket de caisse et des $14.01 restants – c’est à dire un certain nombre de billets et une pièce d’un penny. Premier coup porté par Michael (Non, je n’ai pas été traumatisé par l’expérience qui va suivre a ce point, c’est juste qu’ici, le nom du caissier qui vous sert est marqué sur le ticket de caisse).

 

- « Do you have a Safeway Club Card ? »

 

Rapidement, la confiance s’évanouit, laissant place à l’incertitude et à une question qui me taraude (« Do you have a Safeway what ? »). Je lui demande de répéter et, n’ayant pas plus compris, je lui réponds du tac au tac.

 

- « Euh… no »

 

Dans ma tête, c’est le bazar (« Ok, j’ai pas capté ce qu’il m’a demandé, j’espère que c’était pas important ! J’espère qu’il a compris que je suis un étranger un peu déboussolé ! J’espère qu’il ne prend pas pour un débile ! J’espère qu’ … »). Mon bourreau prépare les fameux billets. J’essaye de compter (« 10, 11, 12, $13… Combien il devait me rendre déjà ? Arf, je ne sais plus… Allez, tant pi, j’attrape les billets et je file, au diable le penny, il n’a qu’à le garder et l’encadrer chez lui en souvenir de moi ! De toute façon il ne prend même pas la peine de le sortir de sa caisse, il n’est pas bête, il a compris que je n’avais que faire de son insignifiante pièce… »)

 

- « …change ?… »

 

Il interrompt un instant mes pensées d’un geste et d’une phrase dont je ne saisis que le dernier mots, alors que je rangeais les billets dans mon portefeuille. Je tourne mon regard vers le point qu’il indique, juste devant moi, sur ma droite (« Ah, tiens, un bol avec des pièces ! C’est probablement l’endroit ou les gens laissent un peu d’argent – un pourboire quoi – pour le caissier ! Ouaip, y’a la même chose au boulot, ca doit surement être ça ! Il doit probablement me demander de me servir mon penny dedans, ouais. Bah, autant le lui laisser, je ne suis vraiment pas à un penny près !»).

 

- « No thanks. » (« Hey mon gars, t’as vu comment je suis généreux ? J’ai peut être du mal a comprendre ce que tu me dis , mais niveau générosité, je m’y connais big time ! »)

 

Le bougre me regarde d’un air de « Houla, il sort d’où ce mec là ? », puis insiste, et cette fois-ci je comprends l’intégralité de sa phrase.

 

- « You really don’t want to keep the change ? »

 

(« Quoi, il veux que je prenne l’intégralité du bol ? Mais, j’étais supposé ne recevoir de lui qu’une misérable pièce, pourquoi tant de bonté ? ») Me conciliant à sa suggestion, je plonge ma main dans le bol, notant au passage que ce n’est pas un simple bol ; celui-ci est prolongé d’un conduit le reliant à une sorte de boite. Les pièces mises dans mon portefeuille, il me tend le ticket de caisse.

 

- « Do you want a bag ? »

 

- « No, thank you. » (« C’est ça, pour une simple bouteille de champoing ? Et bien non monsieur, je suis protecteur de la nature, je porterais ma bouteille avec mes petites mains – et accessoirement je vais me barrer d’ici rapidos, je vois bien que, toi et les clients derrière, vous me regardez avec un drôle d’air. »)

 

J’attrape son ticket et je sors du supermarché à grand pas, commençant à comprendre ce qui vient de se passer : les prix indiqués dans les rayons sont des prix hors taxes ; la caisse ne contient que des billets, les pièces sont rendues automatiquement via une machine et c’est à nous de les récupérer (ce n’était pas la première fois que je voyais cela, mais au Japon l’argent était toujours récupéré par le caissier avant d’être rendu). Un coup d'oeil au ticket confirme ce que je pense : $5.99 avant la taxe, $6.53 après passage en caisse, damn it !

 

Awkward moment indeed, donc, au moins je le saurais la prochaine fois. Je pleure intérieurement, mes larmes étant reflétées par le temps à l’extérieur : il pleuvait à chaudes larmes. Je fouille dans mon sac et en sort mon mini-parapluie made in Japan. Mon pantalon commence à prendre un peu d’eau alors que je parcours la rue ; qui dit mini-parapluie dit mini-encombrement dans le sac mais aussi mini-protection. Je rumine mon flagrant échec avant de secouer la tête, une idée y faisant lumière (« Au moins, ce sera un bon sujet pour un post sur mon blog ! »). Il est important de toujours voir le positif dans son malheur (si petit soit-il), surtout quand on est expatrié et que l’on va acheter du shampoing, un dimanche soir…

Par Manmedaz - Publié dans : Awkward moments
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